Il y a quelques semaines, j'avais emprunté 1984 de George Orwell. La volonté de lire ce bouquin était réellement présente. D'autant plus que plusieurs bloggueuses et twitteuses me l'avaient chaudement recommandé. J'ai tenu 50 pages. Non pas que ça soit inintéressant, seulement, ça ne me passionnait pas. Je n'avais pas cette envie débordante de dévorer ce roman. C'était juste sympa et intrigant. Sans plus. Et nous sommes pourtant tous bien d'accord pour dire que le petit plus qui manque fait toute la différence.
Je n'abandonne pas 1984, je reviendrai dessus. Peut-être cet été, au bord de la plage, et en anglais pour faire genre. Oui, bon on verra.

Mon autre lecture a été celle de L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón. Ca faisait déjà un bout de temps que j'entendais parler de ce fameux best-seller. 12 millions d'exemplaires vendus à travers le monde. De nombeux prix récompensant le roman. Je l'avais vu dans un magazine, apprécié sur Sens Critique, vu sur Amazon, aperçu dans les avis d'autres bloggueuses. J'ai envie de le lire depuis sûrement plus d'un an. La dernière fois que je vais à la bibliothèque, je le vois, sur les rayons, attendant patiemment qu'un lecteur le prenne. Là, je me dis « Non pas cette fois, je n'ai pas encore envie de me plonger dans une histoire de gens qui lisent des livres » Après Coeur d'encre, c'était compréhensible. Bref, j'ai quand même réservé le roman pour plus tard. Quelques semaines après, je le réceptionne. Je n'avais pas prévu de le lire tout de suite, je voulais me plonger dans Lolita de Vladimir Nabokov. Seulement la bibliothécaire me dit : « Lisez L'ombre du vent avant les autres, il est réservé après vous. » Bon, bon, on va faire comme elle dit...
Je rentre, je regarde le roman, peu convaincue. Je le commence, je l'aime presque déjà. Presque, parce que comme chaque début de livre, il faut donner du sien et s’imprégner de l'histoire. Je me retrouve dans Barcelone alors que j'y étais il y a à peine un mois. Pas la même Barcelone, bien sûr. Celle des années 40. Je lis une cinquantaine de pages, je suis déjà fan. Les jours passent, et je ne peux plus me passer de ma lecture. Lundi, je suis malade, je passe une bonne partie de la journée clouée au lit, L'ombre du vent dans les mains. Mardi après-midi, je n'ai pas cours, je vis avec le livre. Je le finis, émerveillée, époustouflée, conquise et charmée. Alors, je vous raconte ?
Une histoire qui peut avoir un goût de déjà vu, alors qu'il n'en est rien. Le roman commence avec un homme, qui emmène son fils de 10 ans, Daniel Sempere, au Cimetière des Livres Oubliés. Un endroit fabuleux, qui regorge de livres dont on ne se souvient plus, qu'on ne lit plus, mais que le gardien des lieux, Isaac, conserve pour les quelques habitués du Cimetière. Daniel tombe sur L'ombre du vent, un roman écrit par un certain Julián Carax. Fasciné par sa lecture, Daniel va chercher à savoir qui est cet auteur dont il n'a jamais entendu parler et dont presque tous ignorent le nom. C'est alors que le roman démarre réellement. Une véritable quête pour connaître la vérité. Une vérité que personne ne semble disposer à faire resurgir, mais qui au fil du roman se révèle être tout à fait surprenante.
Si vous commencez à lire L'ombre du vent, je suis certaine que vous serez happé comme je l'ai été. On frôle le fantastique, on voyage dans le passé pour reconstituer l'histoire de toute une génération oubliée. On vit avec le narrateur, Daniel, qui au fil du roman grandit. Attachant, intelligent, presque courageux, il découvre la vie, ses mystères, il fait part de ses inquiétudes. Il découvre l'amour, l'amitié, le mensonge. La mort, il la connait déjà, n'ayant plus de mère.
On ne s'ennuie pas une seconde, une nouvelle péripétie nous cinglant, nous faisant trembler. Une merveille, ce roman. J'ai même refusé hier d'enchainer sur une autre lecture tant je voulais garder le plus longtemps possible l'impression qu'il m'avait laissée.
Carlos Ruiz Zafón a également écrit Le jeu de l'ange. D'après le résumé, le roman se passe dans cette même Barcelone, mais cette fois-ci, celle des années 20. Il s'agit une fois de plus d'une historie de livres, ou plutôt d'un écrivain David qui se voit proposer une offre étrange : écrire un nouveau livre sacré, tel que La Bible, qui deviendrait une référence d'un autre genre pour l'humanité. Je trouve que la ressemblance, même minime avec L'ombre du vent me gène un peu, et je préfère garder Le jeu de l'ange pour plus tard.
Pour lire les premières pages de L'ombre du vent, c'est ici.
Un livre que j'ai lu il y a deux ans, puis l'année dernière j'ai lu le jeu de l'ange...Au premier abord ils se ressemblent, ça me dérangeait un peu aussi cette ressemblance.Et puis finalement, on se laisse haper par cette nouvelle histoire, ses nouvelles intrigues, bref je te le conseille :)
RépondreSupprimerJe suis maintenant très interessée par son dernier romna paru "Marina".
Tu écris si bien tes critiques que ça donne envie de filer lire ces livres !
RépondreSupprimer(et on est tous pareils : "celui-là ? je le réserve pour la plage.. quand j'aurais tout le temps pour combler mes lacunes littéraires.."haha)
Oh oui tinquietes pas pour ca :)
RépondreSupprimerC'est deja fait!
Moi mes leitmotiv ce sont mes etudes, ma famille et mon chéri tfacon! =)
Steven m'a jamais rien reproché donc il mérite l'attention que je lui porte ^^
Ta maman vous a abandonné ton pere et toi quand tu étais jeune c'est ca? :/
Je lirai ton article demain soir je pense, là trop crevée par les examens blancs :) jespere que tu comprendras. bisous
RépondreSupprimerJe n'ai pas le temps de lire, c'est horrible, je viens de terminer les écrits (boulette en langue), je m'accorde un week end avec le chéri et les oraux se rapprochent et vu la quantité de trucs je pourrai pas attaquer un roman avant les vacances! Un Etxebarria je pense, j'aime tellement cette femme, elle te redonne le sourire et te rechauffe le coeur vraiment! Y'avais que JKROWLING pour faire ca avant, mais Lucia elle est realiste et <3
RépondreSupprimer1984, je devais le lire en L2, et toujours pas lu, tu vois combien mes etudes litteraires ont été un échec lol!
RépondreSupprimerJe devais le lire en parrallele du meilleur des mondes de huxley que j'avais aimé sans plus :/
Arf, l'Histoire qui part d'un roman ça m'en rappelle un dont on m'avait parlé en prepa l'an dernier, le titre n'étant pas le meme, peut etre pourrais tu m'aiguiller! C'était une recherche de vérité à partir d'un roman aussi!
RépondreSupprimerDans tous les cas, un roman qui donne envie de dire "longue vie a la litterature" <3
J'ai lue l'Ombre du vent il y a quelques années et se livre a tout de suite fait parti de mes lectures cultes. Comme toi je n'étais pas convaincue par le livre a la base mais des que j'avais commencée plus possible de m'arreter. C'est le genre de livre que j'aime relire de temps en temps j'y vois toujours quelque chose de nouveau.
RépondreSupprimerJ'ai été beaucoup moins séduite par le jeu de l'ange, l'ecriture est bien mais il n'y a pas la magie de l'ombre du vent. Cela se passe des années avant l'Ombre et si on retrouve quelques personnages il n'y a pas de grande ressemblance. L'auteur se perd un peu dans des consideration religieuse et une histoire un peu tirée par les cheveux, sa reste pas mal mais rien de comparable avec l'ombre du vent et Julian Carax <3
Lolita, faut pas le lire fatigué lol c'est une exercice de style, avec de looongues phrases pas toujours digeste mais impressionnant tout de même. Dereangeant aussi.
1984 j'ai beaucoup aimée, comme toi au début j'ai eu du mal mais plus j'avançais et plus j'étais fascinée et la fin ... elle m'a boulversée. Un grand livre, j'espere qu'il réussira a te convaincre un jour!
Moi je viens de commencer Fitzgerald et Gatsby le magnifique, j'en avais envie depuis Benjamin Buton, j'espere qu'il me plaira ..
Oh mon dieu, je sens que je ne vais pas tarder à le dévorer ! j'adore ta critique, elle donne vraiment envie de le lire !!
RépondreSupprimerEn tout cas, de rien pour mon dernier commentaire, je comprends plus ou moins ta situation, ce n'est jamais simple les relations avec les parents, surtout les pères, je te l'accorde !
Ta critique me donne envie! Il faut vraiment que je me mette à la littérature espagnole, on m'en dit souvent du bien.
RépondreSupprimerMais dis, dans ta licence, tu ne fais pas aussi espagnol? Ou bien c'est italien, je confond? Je suppose que tu as lu celui-ci en français non?
Je pense que je vais tenter ! Si c'est une merveille, :D
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